
Créée il y a huit ans, Sprinter s'est bien développé autour d'une idée : proposer des produits moins chers en diminuant les intermédiaires. Il s'appuie désormais sur la prise en compte environnementale en proposant des produits recyclés. Son dirigeant Julien Perez s'explique.
Où en êtes-vous?
Julien Perez : Huit ans après sa création, Sprinter compte une trentaine de personnes et va atteindre les 10 millons d'euros de CA cette année. Nous sommes toujours fidèles à notre principe : raccourcir la chaine de valeur afin de diminuer nos coûts et donc nos prix de vente. Pour toute commande passée avant minuit, nous livrons dans la journée en région parisenne. Aujourd'hui, 30 % de nos commandes sont totalement automatisées, de la prise de commande on line à la livraison !
Vous avez ajouté une corde à votre arc ?
Julien Pérez : Oui, nous avons repris CapoVerde pour pouvoir proposer des textiles plastiques recyclés. C'est du ressort de chacun de faire quelque chose pour la planète et à mon avis encore plus pour les entreprises qui doivent montrer l'exemple. Nous proposons donc désormais des textiles recyclés... aux mêmes prix car on le sait, tout le monde est prêt à faire un effort mais pas si cela coûte plus cher. Les marges sont tendues pour tous. Cette année c'est déjà 200 000 m2 de textiles recyclés que nous avons mis sur le marché (7% de notre activité environ). Et nous voulons continuer. C'est important.
Quelle est votre prochaine étape ?
Julien Pérez : Nous allons continuer à développer les produits recyclés, mais nous allons aussi continuer notre développement. La livaison sous 24 h, nous voulons la développer dans d'autres régions de France et nous sommes à l'affût de croissance organique. Mais nous sommes des distributeurs de matières à imprimer et à mettre en oeuvre, nous ne recherchons pas à devenir des distributeurs de matériels. Chacun son métier.